Sophrologue à Lyon et atteinte d'endométriose : ce que mon parcours de patiente m'a appris 🎗️
- Veronique Peyrou
- 2 juil.
- 8 min de lecture

J'ai connu ces douleurs de règles qu'on me disait « normales », ces crampes qui m'obligeaient à annuler des rendez-vous ou des sorties, à me forcer « pour ne pas regretter » et à aller contre mon corps, à le faire taire. Cette fatigue qui revenait chaque mois sans que personne ne sache vraiment l'expliquer. Je l'ai vécue pendant des années.
Puis, mars 2024 (après des années d'errance médicale), le diagnostic, lui, est tombé à un moment particulier de ma vie : au beau milieu de mon cursus de formation pour devenir sophrologue.
Je me souviens de ce moment où tout s'est éclairé, et où, en même temps, tout a pris un sens différent.
J'étais en train d'apprendre des outils de respiration, de relaxation, de gestion du stress et de la douleur, et je découvrais en parallèle que j'avais moi-même une maladie chronique qui allait m'amener à les utiliser, pour moi, bien avant de les proposer à d'autres femmes.
Cette coïncidence n'en était peut-être pas vraiment une : c'est ce diagnostic, survenu pendant ma formation, qui a profondément réorienté la suite de mon approche sur mon nouveau métier de Sophrologue, à Lyon.
Se faire aider : l'esprit communautaire et la force du pluridisciplinaire
Depuis ce diagnostic, j’ai rapidement pris la décision de ne pas être seule et de m'entourer. Demander de l’aide pour mieux tenir, pour mieux comprendre.
Quelques mois après mon diagnostic, alors que je traversais une période d'effondrement où je ne savais plus vraiment comment avancer, j'ai découvert le programme de Florianne Rebourg, The Inside Therapy. À l'époque, il s'agissait de son ancien programme « 3M », que j'ai suivi de manière ponctuelle, avec l'énergie dont je disposais à ce moment-là.
Ce premier accompagnement m'a apporté quelque chose de précieux : je me suis sentie moins seule. J'y ai découvert une communauté de femmes qui vivaient les mêmes difficultés que moi, ainsi que des outils concrets pour mieux traverser le quotidien : méditation, conseils en nutrition, automassages, étirements, temps d'échange... Quand tout semblait s'écrouler, cela m'a offert un premier point d'appui.
Aujourd'hui, je suis son nouveau programme avec beaucoup d'assiduité. Non pas parce que tout est devenu facile, mais parce que j'ai compris que vivre avec une maladie chronique demande du temps, de la patience et beaucoup de douceur envers soi-même. Il y a des périodes où l'on avance, d'autres où l'on recule, où l'on manque d'énergie ou simplement d'envie.
Et c'est normal.
Avec le recul, je réalise combien cet accompagnement m'a aidée à traverser les différentes étapes de la maladie. Il y a eu des moments où j'y étais très investie, d'autres où j'avais besoin de prendre de la distance.
Aujourd'hui, j'y reviens avec une autre énergie, et je mesure tout le chemin parcouru.
En parallèle, j'ai intégré le programme Endomaîtrise, à Lyon, un parcours d’environ six mois. Une équipe de plusieurs professionnels m'a proposé un suivi personnalisé, construit autour de mes besoins, autour de trois axes : chimique (diététique), physique (chiropractie) et psycho-émotionnel (sexothérapie, psychothérapie). Là encore, au-delà de mon accompagnement individuel, le programme propose également des rendez-vous mensuels, avec les autres femmes membres du programme, pour discuter des différents aspects de la maladie (gestion de la douleur, nutrition, sexualité et parole de la femme, etc…).
En parallèle de tout cela, je continuais (et je continue encore aujourd'hui) à pratiquer mes propres exercices de sophrologie au quotidien, ceux que j'apprenais durant ma formation, et je me les suis appropriés selon mon état d’être.
🧭⚓ C'est l'ensemble de ces éléments qui m'a aidée à réorienter le gouvernail de ma prise en charge de santé. ⚓🧭
J'ai appris :
🌿 à mieux m'écouter,
🌿 à mettre ma respiration au service de ma santé plutôt que de la subir.
🌿 à ralentir,
🌿 à lever le pied pour atténuer les douleurs,
🌿 à faire des choix de vie plus éclairés.
Ce travail m'a aussi amenée à des prises de conscience sur mon passé, qui ont changé la façon dont je vis mon présent et dont j'envisage mon avenir.
Si je partage cela avec vous, c'est pour vous rappeler qu'il est normal de traverser des périodes de doute, de fatigue ou de découragement.
Avec une maladie chronique, on avance rarement en ligne droite.
L'important n'est pas d'être parfaite, mais de continuer, à son rythme, à prendre soin de soi.

🩺 Le suivi médical, au cœur de mon parcours
Lorsque je raconte mon parcours, je parle beaucoup de sophrologie, de communauté, de mouvement ou encore d’écoute de soi. Mais je tiens à préciser une chose essentielle : rien de tout cela ne remplace le suivi médical.
Depuis mon diagnostic, je suis accompagnée par différents professionnels de santé : médecin traitant, gynécologue, et d’autres spécialistes selon les besoins de mon parcours.
Ce suivi médical, avec ses examens et ses traitements, reste la base de ma prise en charge.
Avec le temps, j’ai aussi compris l’importance de la qualité d’écoute dans la relation avec les soignants. La parole a une valeur thérapeutique : être entendue et prise au sérieux change profondément la manière de traverser la maladie, surtout lorsque cette parole a longtemps été ignorée, minimisée, voire moquée ou réduite au silence.
La sophrologie et les approches complémentaires viennent soutenir ce suivi, jamais s’y substituer.
D'une formation généraliste à une spécialisation en santé de la femme et de l'endométriose, SMOP (ex SOPK)
Devenir sophrologue (Lyon) ne suffisait pas à mes yeux, j’avais besoin pour mon expérience personnelle, puis professionnelle, d’affiner davantage la méthode de la sophrologie.
En effet, mon propre diagnostic, et tout ce que ce parcours m'a appris sur moi-même, m'ont donné une compréhension intime de ce qu'on traverse, mais je voulais aussi des bases solides, validées, qui aillent au-delà de mon expérience individuelle.
Je me suis donc formée spécifiquement à l'accompagnement de la santé féminine et de l'endométriose au CEAS de Paris, un centre de formation reconnu dans le milieu de la sophrologie. Cette formation m'a permis d'approfondir les mécanismes de la douleur chronique, l'impact spécifique de l'endométriose sur le corps et le mental, et la manière d'articuler un accompagnement sophrologique avec un suivi médical, dans une véritable logique pluridisciplinaire, comme celle que j'avais connue moi-même à Lyon.
Ce double ancrage, le vécu et la formation, est aujourd'hui ce qui guide chacune de mes séances. Je ne théorise pas une maladie que je n'ai jamais traversée : je la connais de l'intérieur, et je sais aussi, grâce à ma formation, transformer cette compréhension en outils concrets.
Accompagner aussi le deuil d'une vie d'avant
Au-delà des outils de respiration et de gestion de la douleur, j'accompagne les femmes que je reçois à traverser, et à vivre, le deuil de leur vie d'avant. Parce qu'il y a des hauts et des bas, et que cette maladie chronique vient bousculer une identité, des projets, une manière d'être au monde qu'on ne retrouve pas toujours telle quelle.
J'aime apporter de la légèreté dans mes séances, mais je tiens aussi à maintenir un espace ouvert où peuvent se déposer les émotions enfouies depuis parfois de longues années : la colère, la tristesse, la culpabilité, la honte. Ces émotions sont souvent bien ancrées chez les femmes qui ont dû se justifier, se taire, ou minimiser leur douleur pendant trop longtemps. Leur donner une place, sans jugement, fait partie intégrante de l'accompagnement que je propose.

Ce que cela change concrètement pour les femmes que j'accompagne en sophrologie (Lyon)
Concrètement, voici ce que je propose aux femmes qui viennent me voir à Lyon pour de l'endométriose, de l'adénomyose ou des douleurs pelviennes chroniques :
🌸 Apprendre à traverser une crise douloureuse grâce à des exercices de respiration simples, à utiliser dès les premiers signes, plutôt que de se sentir totalement démunie face à la douleur,
🌱 Préparer sereinement un examen gynécologique, une cœlioscopie ou toute autre intervention, en travaillant en amont sur l'anxiété que ces rendez-vous suscitent souvent,
🌬️ Mieux vivre la fatigue chronique liée à la maladie, en identifiant les moments de la journée où le corps a besoin de ressources, et en intégrant des temps de récupération sophrologique adaptés,
🧘♀️ Retrouver une relation plus apaisée avec son corps, après des années où il a pu être vécu comme un obstacle ou un ennemi.
Je travaille toujours en complément du suivi médical, jamais à sa place. Mon rôle est d'offrir un espace supplémentaire, où la parole sur la maladie est libre, et où chaque séance est construite à partir de ce que vous traversez réellement, pas d'un protocole générique.
Les gestes qui m'aident au quotidien
Au fil du temps, j'ai appris à mieux connaître mon corps et à repérer ce qui m'aide à traverser les périodes plus difficiles. Chaque femme est différente, et ce qui fonctionne pour moi ne conviendra pas forcément à tout le monde. Voici quelques gestes simples qui font aujourd'hui partie de mon quotidien.
🌸 En cas de ballonnements
Dès que l'inconfort se fait ressentir, je prends quelques minutes pour masser doucement mon ventre avec une huile végétale de rose musquée, dans laquelle j'ajoute trois gouttes d'huile essentielle de menthe poivrée*.
Le simple fait de ralentir, de poser mes mains sur mon ventre et d'effectuer ce massage m'apporte une sensation de détente presque immédiate.
* Les huiles essentielles ne conviennent pas à tout le monde et peuvent présenter des contre-indications. Demandez conseil à un professionnel de santé avant de les utiliser.
🌬️ En cas de douleurs de règles
Lorsque la douleur apparaît, j'essaie de ralentir mon rythme et de revenir à ma respiration.
J'inspire en imaginant que je viens cueillir la douleur avec douceur, sans lutter contre elle. Puis j'expire lentement en visualisant cette douleur s'évaporer, comme de l'eau au contact du soleil.
Cette visualisation m'aide à moins me crisper et à traverser la crise avec davantage de détente.
🧘♀️ En prévention, lorsque je me sens bien
Lorsque les douleurs sont plus calmes, je continue malgré tout à prendre soin de mon corps. Je pratique quelques mouvements doux : des exercices de détente musculaire issus de la sophrologie, du yoga, du Pilates ou encore les exercices appris en kinésithérapie, principalement centrés sur la mobilité du bassin.
Je ne cherche pas la performance. Je cherche simplement à être présente à mes sensations et à maintenir une relation apaisée avec mon corps.
Ces gestes prennent souvent moins de cinq minutes.
Avec le temps, j'ai compris que l'ingrédient le plus précieux n'était pas la durée, mais la qualité de présence que je leur accorde. La lenteur, l'écoute de mes sensations et la conscience du moment font toute la différence.
C'est aussi ce que la sophrologie m'a appris : développer une écoute intérieure plus fine, pour mieux répondre aux besoins de mon corps, plutôt que de les ignorer.
Un accompagnement à Lyon, par quelqu'un qui comprend de l'intérieur
Je reçois en cabinet à Lyon 1 et à Lyon 6, ainsi qu'à distance pour celles qui ne peuvent pas se déplacer, ce qui est parfois le cas lors des périodes de douleurs plus intenses.
Si mon parcours résonne avec le vôtre, et que vous vivez avec l’endométriose, le SOPK ou des douleurs pelviennes chroniques, vous n’avez pas à attendre d’aller “mieux” pour demander du soutien.
Je vous propose un premier échange gratuit de 20 minutes, simplement pour faire le point sur ce que vous traversez et voir si la sophrologie peut trouver sa place dans votre parcours.
👉 Cela vous parle ? Réservez votre échange de 20 minutes (gratuit)
💛Parfois, le premier pas n’est pas de tout changer. C’est juste de ne plus avancer seule.💛
🌿 Et vous ?
Si une partie de mon parcours fait écho au vôtre, ou si vous avez simplement envie de partager votre expérience, je serai ravie de vous lire en commentaire.
Chaque témoignage est unique, et je suis convaincue que nos expériences peuvent aussi aider d'autres femmes à se sentir un peu moins seules.
Au plaisir d'échanger avec vous. 😊



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